Le froid des fjords écrit par Petite plume
Sommaire:

Depuis toujours et à force d’écouter des légendes, Freyja ne rêve que d’une chose : devenir une valeureuse guerrière. Mais dans sa Scandinavie natale, c’est l’époque du commerce et de la paix. C’est ce commerce qui va amener jusqu’à elle un prince d’un autre continent nommait Ménès. Entre les problèmes qui se développent dans son clan et l’arrivée d’étrangers, Freyja va vite comprendre que la voie qu’elle veut suivre est pleine de dangers.


Catégories: Amour, Histoires, Aventure, Drames Characters: Aucun
Genres: Aventures
Public: Aucun
Challenges:
Séries: Aucun
Chapitres: 1 Complet ?: Non Nombre de mots: 715 lue: 48 fois Publiée le: 30/09/2017 Mise à jour le: 18/12/2017
Notes:

Histoire totament fictive et anachronique. ^^

1. I- La fille des bois, le garçon des mers par Petite plume

I- La fille des bois, le garçon des mers par Petite plume

    Au fin fond d’une foret silencieuse en Scandinavie, un jeune homme lourdement habillé se cachait, sans faire le moindre mouvement, derrière des fourrés. Le temps était gris, le brouillard épais, le froid piquant et la neige recouvrait une grande partie du sol. Il tenait un arc et une flèche dans sa main droite tout en fixant du regard devant lui. Son souffle était visible et dépassait de sa cachette ; il avait froid mais ne tremblait pas.

    A côté de lui, une jeune femme aussi lourdement habillée attendait. Un genou à terre, elle était comme prête à bondir. Elle avait attaché ses longs cheveux blonds en tresse pour ne pas être gênée et portait elle aussi un arc.

    Ils entendirent quelque chose bouger plus loin devant eux. « Prépare toi » dit-elle à voix basse. Il prit lentement la flèche et se prépara à tirer sans se mettre à découvert. Le bruit devenait plus fort et le jeune homme leva son arme au ralenti. Sortant de nulle part un lièvre se montra, les oreilles dressées. Dans l’enthousiasme de l’attraper, il se leva d’un coup et décocha sa flèche qui rata sa cible qui détala aussitôt. Mais seulement une ou deux secondes après, une autre flèche fusa dans l’air et atteignit l’animal qui s’immobilisa au sol instantanément.

    Le jeune homme regarda son acolyte avec surprise « Tu es très rapide !

-Merci, toi aussi mais pas au bon moment. »

    Elle sortit des fourrés et attrapa l’animal. Elle enleva délicatement sa flèche et montra sa proie, le bras tendu.

« Il est bien beau, c’est triste. On va le manger ce soir, ça sera super !

-Ouais, mais tu diras que je l’ai attrapé.

-Non. Personne ne le croirait. »

    Elle lui passa à côté en riant, décidée à rentrer chez elle. « Aller, viens. Un jour, tu en attraperas un toi même.

-T’es bien sympa grande sœur. » il lui sourit et ils rentrèrent au village.

    Leur village était même une ville à vrai dire. Son activité portuaire au cours des dernières décennies lui avait permis de se développer au point de devenir une plaque tournante du commerce de la région et même bien au-delà. C’était là que nos deux chasseurs étaient nés et avaient toujours vécu.

    Avec arcs et proie, ils traversaient le village où chacun vaquait à ses occupations. Mais ils étaient pas monsieur et madame tout le monde, loin de là. Ils étaient les enfants du chef de la ville, les enfants du yard comme on le disait dans cette région. Les habitants étaient nombreux, de plus en plus avec le développement du commerce, les habitations se succédaient, suivant plus ou moins des chemins de terre.

    Au bout de l’un d’eux, il y avait la demeure de nos deux chasseurs. En arrivant, devant l’entrée, ils virent un jeune homme qui attendait assis. En les voyant, il se leva et alla à leur rencontre. « Alors votre expédition ? » demanda-t-il après les avoir chaleureusement salué. La chasseuse montra sa proie. « On a trouvé que ça, mais bon, on n’est pas parti longtemps non plus.

-Je suppose que c’est toi qui l’a eu. » Elle acquiesça froidement en le fixant de travers. « Ça ne m’étonne pas. Tu es formidable ! » sourit malgré tout le jeune homme.

    Elle ne répondit pas et remit correctement son arc sur son épaule avant de dire « Je rentre. » elle les laissa en plan et ouvrit la porte d’entrée puis la referma sans les regarder. Son frère tapa dans le dos de son ami. « T’as toujours rien compris. Elle ne t’aime pas… C’est dur mais passe ton tour. » Il respira profondément sans la moindre envie d’abandonner.

« Je te laisse, dit-il en retour, mon père va bientôt rentrer de sa pêche.

-Un jour faut vraiment que je vienne avec vous !

-Quand tu veux. »

    Ils se dirent au revoir et l'ami se mit en marche pour rentrer chez lui. Avant de suivre sa sœur, il réfléchit un instant à son ami en le regardant s’éloigner. Il n’était pas très malin, peut-être que c’est ce qui dérangeait sa sœur, cette sœur si gentille mais pourtant imbuvable. Cette pensée le fit rire. Le vent froid lui gifla le visage et il fonça rentrer au chaud chez lui.

L'histoire archivée sur http://www.histoiresenligne.fr/viewstory.php?sid=2703