Nuage d'histoires !







Commentaires pour Le choix de la haine
De: Arakiell (Signée)Date: 01/06/2017 0:14 – sur le: Chapitre 1

Décidément, je remarque que les dialogues font partie de votre domaine de prédilection :)

Je vais emprunter une allée et me diriger vers ce manoir si inquiétant qui se découpe sur les cieux assombris par un orage démentiel, que des éclairs brillants illuminent par intermittance...

Mais quelle charmante façon de nommer une profession si ambigu, en effet. Parfois les curiosités de la langue française et de ses expressions me laissent songeuse. Peut-être faudrait-il accorder à ce monsieur une prédisposition pour le chant, une fois sa besace bien rempli de monnaie sonnante et trébuchante :)

En général, cela amène une certaine joie chez le receveur et une enive déclamer un air d'opéra...pourquoi pas :)

Le ton a changé. L'inconnu, prénommé John (il est vrai que cela fait très viril :) ), tutoie son hôte et lui parle plus durement. Il prend beaucoup de libertés ce petit monsieur...

 

"Le ton était une lame qui courait le long du dos." J'ai beaucoup apprécié cette phrase. Elle est à la fois très "parlante" et "poétique", ce qui, reconnaissons-le est un mélange dangereux.

La haine que voue John à son hôte est particulièrement effrayante et Raoul possède ce côté un peu gentleman farmer pas piqué des hannetons !!

Cela lui permet de se montrer charmant et caustique à souhait ! L'amertume trouvée à la fine Napoléon, prouve combien cet homme est d'une distinction peu commune.

Lieutenant colonnel Miloslaw...un nom qui, à priori devrait imposer le respect mais qui, au final, se révèle particulièrement porteur de souvenirs très sombres...

J'adore ce maître chanteur. Il n'y a pas à dire, c'est un véritable ténor ! Ce que je remarque c'est la vélocité avec laquelle Raoul complote pour s'allier avec le colonnel. Entre gens de bonnes conditions, l'on sait se resserrer les coudes, c'est bien connu. Mettre, par la suite un mouchoir sur un passé gênant n'est plus un souci pour personne :)

La petite réunion charmante au commissariat est tout à fait charmante et chacun se livre enfin alors que j'ai l'impression que peut-être le maître chanteur ne sait rien au final, mais il a deviné qu'ils allaient forcément "discuter" entre eux...je verrai si ma théorie tient la route :)

Oh là...Raoul prend de véritales risques...organiser l'assassinat de son maître chanteur...pas bon tout ça...

La mise en scène sembait parfaite, mais...une fois de plus, John est revenu récolter sa gloire.

La vague de suicide explique cette venue qui va se solder par la mort de Raoul. Inversement de situation, la personnalité de Monsieur Duvalien apparait soudain comme bien moins sale que celles des autres coupables.

Au final, il regrette tant son geste qu'il en deviendrait presque sympathique. Quand au fruit de ce viol, qu'a-t-il gagné en retour ? Rien sinon une terrible vengeance dont il devra porter le poids jusqu'à la fin de ses jours.

Au final, c'est un véritable dilemne posé par l'auteur...vivre avec de l'argent sale, mais vivre aisément ou vivoter sans moyen mais avec un esprit propre et une vengeance non assouvie ?

Je reconnais que c'est un véritable cas de conscience.

La conclusion était fort bien trouvée, Marc 76. vraiment, jusqu'à la fin, j'ai été tenue en haleine...tant et si bien, qu'il me faut reprendre une goulée d'air si je ne tiens pas à trépasser étouffée ! :-D

Il ne me reste qu'à saluer votre sens de la mise en scène, et ce pouvoir bien enviable de tenir vos lecteurs en haleine ! Le genre policier devient une voie royale pour vous :)

Allez-y, empruntez-là, cette voie, car elle semble parfaitment bien vous correspondre !

Très belle continuation, Monsieur l'écrivain :) et félicitations !

Arakïell


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